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Un colloque universitaire interrompu par des activistes pro-trans -Clément PETREAULT




Un colloque sur « La République universelle à l’épreuve de la transidentité » a été perturbé par des militants qui voulaient empêcher la tenue des débats.


Ce devait être un colloque ordinaire, comme il s'en tient des dizaines par mois dans le monde universitaire. Thème de ces débats organisés par le Centre de droit public comparé ce jeudi 22 juin ? « La République universelle à l'épreuve de la transidentité ». Sauf qu'au bout d'une heure et demie d'échanges, cinq étudiants, portant tous des masques chirurgicaux, se sont levés pour asperger les intervenants de peinture, leur jetant des boules puantes, des billes et divers objets en métal, au cri de : « La fac nous appartient » et « Non aux transphobes ». Le colloque a dû être interrompu.

« Ils sont passés à l'action pendant l'intervention de Benjamin Moron-Puech, qui est pourtant un homme très progressiste sur ces questions », s'étonne Xavier-Laurent Salvador, co-organisateur du colloque, qui a annoncé son intention de porter plainte. Il insiste sur le fait qu'il s'agit là d'un débat certes critique, mais d'une critique très modérée, car faisant notamment intervenir des universitaires très progressistes sur la question. « Violence transphobe »

Cette nouvelle offensive militante sur le monde universitaire qu'il faudrait empêcher de débattre n'est pas vraiment une surprise. Les organisateurs du colloque avaient fait l'objet de multiples pressions préalables pour annuler l'événement. Le syndicat Sud Éducation avait réclamé la censure a priori du colloque en s'inquiétant de « la violence transphobe, voire raciste, que pourraient revêtir certaines interventions. […] Les droits des personnes trans ne sont pas un sujet de débat, les droits des personnes trans sont des droits humains ». La participation ne pouvait se faire que sur inscription préalable et les entrées étaient filtrées par des contrôles d'identité. « Ce qui signifie qu'a priori, on a les noms des militants qui nous ont agressés. » Des vidéos des faits ont été tournées.

Classique militant Le colloque, réunissant juristes, philosophes et scientifiques devait répondre à la question : « Quels sont les fondements philosophiques, scientifiques ou juridiques d'une identité citoyenne à l'heure où la fluidité de l'apparence contredit la permanence de l'être ? » et se pencher sur la difficulté engendrée par le passage d'un modèle universaliste laïque à un modèle communautariste. « Ça crée des tensions, cette agression en est la preuve », estime Xavier-Laurent Salvador. Empêcher les prises de parole publiques sur les sujets relatifs à la transidentité est en passe de devenir un classique militant. Déjà, au Café laïque de Bruxelles, une conférence sur le transgenrisme avait été perturbée par des militants refusant tout débat.


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